Reine-Marie et son frère Narcisse!

A l’occasion d’une balade le long de la digue de Wimereux, posez votre regard sur la Goélette, aujourd’hui une chambre d’hôtes. Dans le sens des aiguilles d’une montre, elle a douze voisines :

Ramiers, St Ange (aujourd’hui disparue), La voile, Sirius, Grain de sable, Mascaret, Bon secours, Jenny, Jean Bart, Brise lames, Rayon vert et Torpilleur.

Elles partagent une histoire en commun.

En bas de page, se trouve le lien vers le sketch proposé par les Loukoums Givrés le 16 septembre.

À l’origine, il y a la réunion de 4 personnes, dont un architecte : ce sont Marie-Reine WINTREBERT-VALLOIS, Narcisse VALLOIS, son frère, Jean-Baptiste JOURDIN-BOURLON et l’architecte Louis-Constant MEURILLON. Il se mettent d’accord pour construire ces 13 chalets, dont 6 face mer, 5 rue de Paris (maintenant rue Léon Fayolle) et 1 de chaque côté, répartis ainsi :

– 6 chalets pour Marie-Reine WINTREBERT-VALLOIS :  » La Goélette « ,  » Les Ramiers « ,  » St Ange  » (face mer)  » La Voile  » (rue du Capitaine Ferber,   » Sirius  » et  » Grain de sable  » (rue Léon Fayolle)

-2 chalets pour Narcisse VALLOIS : « J ean Bart  » (rue du Maréchal Juin) et  » Rayon Vert  » (face mer)

-2 chalets pour Auguste Jean-Baptiste JOURDIN-BOURLON :  » Torpilleur  » (face mer) et  » Mascaret  » (rue Léon Fayolle)

-3 chalets pour Louis MEURILLON :  » Brise Lames  » (face mer),  » Jenny  » et  » Bon secours  » (rue Léon Fayolle)

Louis Constant MEURILLON :

On lui doit un nombre impressionnant de réalisations sur Wimereux entre 1895 et 1910 : « La Rafale« , « Spéranza« , « Le Bon Gîte « , les 9 chalets Houzet : 5 façade mer ( » Passé « ,  » Présent « ,  » Avenir « ,  » Crépuscule  » et  » Aurore « ) détruits en 1944, et les 4 autres rue Léon Fayolle ( » Rêverie « ,  » Naïades « ,  » Sourires  » et  » Ondines « ) qui existent toujours.

Ici, Louis MEURILLON va nommer ses chalets :  » Jenny  » (prénom de son épouse et de sa fille de 11 ans),  » Bon Secours  » et  » Brise Lames « .

Marie-Reine WINTREBERT :

La première propriétaire de la Goélette, Marie-Reine VALLOIS, veuve de Paul WINTREBERT qui fut en son temps le vice-doyen de la faculté de médecine de Lille.

Lorsqu’elle fait construire et achète les 6 chalets, en 1903, elle a alors 57 ans, elle est veuve depuis 18 ans.

Parmi ses enfants, il y a son fils aîné, Paul WINTREBERT, 36 ans, chirurgien, professeur d’anatomie et d’histologie comparée à la faculté de Paris. Après avoir soutenu sa thèse de doctorat en médecine en 1899 sur  » la luxation de l’auriculaire « , il va se tourner vers la science pure, se lançant dans la zoologie puis la biologie. Il va ainsi travailler avec un prestigieux maître : Alfred GIARD, bien connu à Wimereux pour avoir développé le premier laboratoire de biologie marine (installé dans le chalet  » Le Sorézien « , aujourd’hui  » La Napoléonette « ).

Marie-Reine est également la mère de Maurice WINTREBERT, médecin de 35 ans (en 1903), Léon Narcisse, 31 ans, prêtre sulpicien, et Jean, 19 ans, qui deviendra ingénieur des Arts et Manufactures. Deux autres fils lui étaient nés, hélas décédés à une vingtaine d’années.

•Narcisse VALLOIS :

 

Trois autres chalets sont destinés au frère de Marie-Reine : Narcisse VALLOIS qui était notaire à Wambrechies. Il avait 50 ans au moment de la construction de ces 13 chalets.

Il est le plus jeune des 4 propriétaires. Il a alors deux filles : Jeanne-Rose VALLOIS, 18 ans et Marguerite VALLOIS (10 ans). Il nomme ses deux chalets  » Jean-Bart  » et  » Rayon Vert « .

 Auguste Jean-Baptiste JOURDIN :

Il est le plus âgé des 4 propriétaires : 62 ans, industriel à Roubaix. Il s’est fait construire déjà deux chalets en 1893 à Wimereux :  » St Dominique  » et  » Stanislas  » (rue du général de Gaulle, détruits en 1944). Il a alors 3 enfants : Albert, 36 ans, industriel à Roubaix, Rose, 20 ans, qui épousera en 1904 un lillois qui travaille au Brésil, et Georges, ecclésiastique à Marcq-en-Barœul.

Il nomme ses 2 chalets :  » Torpilleur  » et  » Mascaret « .

Bien que Marie-Reine possédait une bonne partie de ces chalets, chaque propriétaire avait tenu à en posséder au moins un avec vue sur mer :  » Torpilleur  » (voisin de  » La Goélette « ) pour Jean-Baptiste BOURLON,  » Rayon Vert  » pour Narcisse VALLOIS, et  » Brise Lames  » pour Louis MEURILLON.

Le frère et la sœur n’ont pas pris de chalets côte à côte : à chaque fois, un autre les sépare…

Vers la vidéo du sketch

 

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