Cacophonie pour le chauffage

[ Urbanisme ]

Le Gouvernement a dévoilé pour la RT2020 (Réglementation Thermique des habitations neuves) ses préconisations sur les modes de chauffage conseillés. L’Etat préconise le bois ou biomasse sous diverses formes : bûches, granulés, pellets, bois déchiqueté, plaquettes….) et a décidé de clouer au pilori dès 2021, le gaz naturel, alors qu’il était reconnu le plus pratique et le plus économique, avant, pour le chauffage de nos habitations. Le fuel domestique est lui déjà condamné, interdit à l’installation à partir de 2022 et interdit d’emploi en 2030. On pense à son remplacement par l’installation dur les chaudières, d’un bruleur à granulé de bois alimenté en permanence par une vis sans fin.

Tout se complique quand un comité scientifique dénonce l’utilisation du bois, quel que soit le type d’installation, (insert, poêle, chaudière…) comme étant le plus dangereux pour la santé, à cause du « potentiel oxydant » de la combustion. Les cheminées sans insert sont déjà interdites pour leur très faible rendement à Paris et dans 435 communes depuis 2015.

La solution de facilité semble alors de se retourner vers l’électricité et ses convecteurs à effet Joule, très utilisés dans les années 70-80, on les qualifiait alors de « grille-pain ». Très coûteux à l’usage, si le logement est mal isolé, ou comporte des fuites d’air.

La polémique vient aussi du fait du risque de rupture d’alimentation électrique l’hiver, en cas de surconsommation et du vieillissement de l’appareil de production en France, 70% provient des centrales nucléaires qui ont besoin de maintenance, vu leur durée d’usage rallongée et ne sont pas remplacées, à ce jour.

Qui écouter, qui croire dans ce débat ? Où sont les dangers réels pour la santé des populations ? A Wimereux, le bord de mer apporte un air plus renouvelé, mais n’oublions pas le parc de réacteur nucléaire vieillissant qui nous entoure, Gravelines et Dungeness.

Les Organisations Professionnelles affiliés au gaz et les acteurs de la filière électrique en appellent au Premier Ministre pour clarifier ces arbitrages, nous en saurons peut-être plus dans une prochaine rubrique.

Publié le 11 décembre 2020 par E.Hoden.